Finalement, son vrai départ en 2002 avait été entendu, les socialistes avaient fini par le remplacé : Jospin n'est jamais revenu dans la course à l'investiture socialiste; et, le fait de n'avoir pas rassemblé, ce qui pouvait être pensé comme l'erreur de 2002 et comme la revanche ne fonctionnait pas. L'ancien premier ministre socialiste aura donc mesuré cette raison qui lui sied bien, plutôt que cette politique politicienne qu'il n'a pas, pour sortir du jeu : "J'avais mis comme condition à ma candidature possible (...) de pouvoir
le rassembler ou en tous cas d'opérer un rassemblement suffisant pour
qu'un choix clair soit possible. Je constate que ce rassemblement n'a
pas pu se faire autour de moi". Et de poursuivre : "Faute de pouvoir
rassembler, je ne veux pas diviser, je ne veux pas fractionner" (RTL).
Il ne soutiendra pas Ségolène Royal, "Je crois que vous avez deviné, autour de la façon d'aborder la
politique, le rapport aux citoyens, la façon de considérer le Parti
socialiste, qu'il y a un choix que je ne ferai pas en faveur d'un, ou
d'une pour être plus précis, des candidats". Et, puisque sa candidature n'est plus en jeu, Jospin va devenir celui qui peut faire le débat et l'enjeu du débat, c'est déjà peut-être de trop. Laurent Fabius, Jack Lang et Dominique Strauss-Kahn, les candidats qu'il écoutera : "J'ai besoin d'entendre ceux qui seront les acteurs de la campagne
interne. C'est en fonction de ce qu'ils diront, de ce qu'ils
défendront, que je me déterminerai le moment venu". Une bonne nouvelle pour Ségolène, pas sûr si les trois ne continuaient pas, comme Jospin, à se désister au profit d'un seul..?
Alain Duhamel, RTL l'interview de Lionel Jospin, l'analyse de RTL, LeMonde.fr, AFP.









